LE TRAVAIL DES USTENSILES
Chaque ustensile est pris à son tour, fait son travail, et retourne au repos. Voici, simplifié, le déroulé du temae de thé léger.
Le matcha est prélevé du natsume et versé dans le bol — environ une cuillerée et demie, soit deux grammes.
L’eau chaude est puisée dans la bouilloire avec le hishaku, puis versée doucement.
Le chasen va vite et droit, jusqu’à ce que le thé se tienne, lisse et couvert d’une mousse fine.
Le bol est tourné pour que sa face salue l’invité, et le thé est servi.
UN PREMIER NÉCESSAIRE
Un chawan, un chasen et un chashaku suffisent à fouetter le matcha. Une bouilloire de cuisine et une boîte à thé ordinaire feront le reste.
Ajoutez les quatre objets personnels : fukusa, éventail pliant, papiers kaishi et pique à gâteau. Couleurs et tailles varient selon l’école — demandez à votre professeur.
Bols, boîtes à thé, jarres à eau et kensui ont un marché ancien très riche. Le fouet et le fukusa, eux, s’achètent neufs.
N’achetez pas tout d’un coup. Les cuillères nommées et les bouilloires récompensent un œil formé : laissez votre pratique guider votre collection.
« Sans ustensiles célèbres,
on ne saurait pratiquer le thé. »
— L’IDÉE QUE RIKYŪ A REFUSÉE
Sen no Rikyū enseignait que le thé demande de la sincérité, non des trésors. User d’un seul nécessaire modeste avec soin, année après année : vivre avec des ustensiles de seconde main, c’est cet enseignement mis en pratique.